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Un cariste charge une caisse en bois dans une semi-remorque, sur le quai d'expédition du site.

Entreprise métallurgique

Trois processus d'expédition automatisés. 3 h/jour libérées, 18 000 €/an, temps de retour sur investissement de 4 mois.

Le contexte

Un groupe industriel manufacturier, deux cents salariés sur le périmètre de la mission, répartis sur deux sites de production. Le service expédition y orchestre chaque jour des flux physiques et documentaires entre stocks, production, commerce et transporteurs, sur les deux sites simultanément.

Le problème

L'information existait partout, elle ne se croisait nulle part

Le service expédition ne manquait pas de données. Chaque système produisait les siennes, correctement. Ce qui manquait, c'était le moyen de les rapprocher autrement qu'à la main, et le temps que cela consommait fixait la limite du reste.

  • Le rapprochement du matin. Identifier le stock à expédier supposait de croiser l'état des stocks, l'avancement de production et les informations commerciales. Aucun système ne produisait cette vue : deux personnes s'y consacraient deux heures chaque matin.
  • Le pilotage du transport. Sans plan d'expédition partagé, les aléas de production et les demandes clients se traitaient au fil de l'eau. Et face aux transporteurs, les équipes ne disposaient que des rapports fournis par les prestataires eux-mêmes, sans donnée propre pour objectiver une qualité de service ou comparer des grilles tarifaires.

Aucun de ces points n'était un dysfonctionnement d'équipe. C'était, à chaque étape, le même manque : l'information existait, mais personne n'avait les moyens de la croiser.

En un chiffre

18 000 € par an, sur le seul processus de rapprochement matinal.

L’intervention

De la donnée du matin au contrat transporteur

De nombreux échanges avec les équipes terrain ont permis de cartographier l'ensemble du processus expédition, de la préparation des lots au pilotage des prestataires, et d'identifier trois chantiers traités successivement. Tous reposent sur le même principe : ne remplacer aucun système en place, mais faire circuler et croiser automatiquement des données jusque-là rapprochées à l'œil.

Rapprochement automatisé commandes, stocks et production. Le croisement se déclenche à la demande et se partage aux autres services. La séance du matin passe de deux heures à trente minutes. C'est le principal levier des 18 000 € d'économie annuelle.

Plan d'expédition à trois semaines. Reconstruit pour tenir compte des spécificités de chaque site et partagé entre toutes les équipes concernées, des accès camions à la direction commerciale. Les aléas se traitent désormais en amont.

Tableau de bord transporteurs. Alimenté par les transports réalisés au quotidien, il donne au service une base factuelle pour objectiver la qualité de service de chaque prestataire et discuter ses contrats. Cela a nécessité de définir les indicateurs pertinents, la façon de les calculer et travailler l'aspect visuel pour une lecture immédiate et orientée action.

La conduite du changement a été progressive. Sur le rapprochement, l'ancien processus a été maintenu en parallèle pendant deux semaines : les équipes ont vérifié elles-mêmes que le résultat automatique correspondait à ce qu'elles produisaient à la main. Elles ont abandonné le papier quand elles ont eu confiance, pas quand on le leur a demandé.

Le résultat

Le service expédition a repris la main sur sa chaîne

Les gains se sont matérialisés dès le premier mois, sans période de rodage. Mais l'effet le plus durable n'est pas le temps récupéré. C'est le changement de posture : le service anticipe ses aléas au lieu de les absorber au jour le jour, et arbitre ses transporteurs sur des données qu'il maîtrise. Ce qui manquait n'était ni la compétence ni la donnée, c'était le lien entre les deux.

  • Temps

    3 h/jour

    Libérées pour l'équipe expédition, dès le premier mois.

  • Gain financier

    18 000 €/an

    d'économie mesurée sur le seul processus de rapprochement. Retour sur investissement en 3 mois.

  • Temps de retour sur investissement

    4 mois

    Sans remplacer un seul système existant.

Le mot du client

Avant, on passait nos journées à traiter les stocks du jour à expédier. Piloter à trois semaines, challenger un prestataire sur sa fiabilité réelle, anticiper les aléas, optimiser les coûts transporteurs : on savait qu'il fallait le faire mais nous n'avions ni le temps ni la donnée pour. C’est désormais possible. Nous sommes devenus efficients.
Responsable Expédition